Pour favoriser l’agrotourisme

Québec propose de nouvelles règles simplifiées et mieux adaptées pour favoriser l’agrotourisme partout au Québec, incluant les régions de Kamouraska et de L’Islet.

Marc Larouche

Ces modifications, attendues par plusieurs entreprises agricoles et acteurs du milieu, permettront notamment de faciliter l’accueil des visiteurs à la ferme, de soutenir la mise en valeur des produits du terroir, et de diversifier les sources de revenus potentielles tout en conservant les conditions essentielles à la protection du territoire agricole.
De nouvelles mesures concrètes
Dans une perspective d’allègement administratif, le projet de règlement prévoit notamment de faire passer de 50 à 100 le nombre de personnes autorisées lors de réceptions à la ferme, et permettre la tenue de ces réceptions sur quatre jours consécutifs plutôt que trois. Le nombre de places assises pour les repas servis à la ferme passera aussi de 20 à 60.
Les exploitants pourront également se regrouper pour mettre en place des kiosques de vente à la ferme ou des ateliers de transformation, en vue de faciliter la mise en marché de proximité, et d’améliorer l’expérience des visiteurs. Enfin, les nouvelles règles permettront de faciliter l’implantation de projets de biométhanisation portés par des entreprises agricoles, tout en prévoyant une obligation de déclaration en vue d’assurer un suivi adéquat de leur développement sur le territoire.
Un levier pour nos régions
Québec soutient que l’agrotourisme constitue un levier important pour dynamiser les régions, et rapprocher les Québécois de leur agriculture. Activités familiales à la ferme, marchés agricoles, tables champêtres et événements saisonniers permettent de faire découvrir le savoir-faire des producteurs, tout en contribuant au développement économique régional.
« L’agrotourisme fait partie de ces expériences uniques qui donnent envie de parcourir le Québec. En soutenant ce type d’initiatives, nous offrons plus d’expériences aux familles et aux visiteurs, tout en contribuant à la vitalité de nos régions et au rayonnement de nos produits d’ici. En permettant aux producteurs d’accueillir davantage de visiteurs, et de développer de nouvelles activités à la ferme, on crée aussi des occasions supplémentaires pour eux de générer des revenus, et de faire découvrir leur savoir-faire. C’est une façon concrète de soutenir nos entreprises agricoles tout en renforçant l’attrait touristique de nos régions », note Amélie Dionne, ministre du Tourisme et ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent et de la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.
En soutenant la diversification des revenus agricoles, le gouvernement favorise la vitalité des entreprises, et renforce par le fait même l’autonomie alimentaire du Québec. Cet équilibre est au cœur du projet de règlement : encourager le rayonnement de notre agriculture sans compromettre la protection de nos terres agricoles fertiles.
« L’agrotourisme est un levier important pour dynamiser nos régions, et rapprocher les Québécois de leur agriculture. On connaît tous une belle histoire de succès : une ferme ou une entreprise agricole bien ancrée dans un milieu rural, qui est devenue un exemple de réussite. Je le dis depuis mon arrivée en tant que ministre, la diversification des revenus est également essentielle pour nos producteurs. On a travaillé fort pour adapter nos règles à notre vision, afin d’assurer un équilibre entre les activités agrotouristiques, le respect du territoire agricole, et la prospérité de nos entreprises. Les assouplissements annoncés aujourd’hui reflètent cet équilibre, tout en s’inscrivant dans la volonté claire de notre gouvernement de réduire le fardeau réglementaire », note pour sa part Donald Martel, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation et ministre responsable de la région du Centre-du-Québec.

Si le projet de loi est adopté, le secteur de l’agrotourisme sera plus accessible. Photo : Mordo Bilman, Unsplash

Faits saillants

  • Le projet de règlement favorise une plus grande diversification des activités et des revenus agricoles des entreprises.
  • Il simplifie certaines règles tout en maintenant les principes fondamentaux de protection du territoire agricole.
  • L’agrotourisme constitue un levier important pour dynamiser les régions, et rapprocher les Québécois de leur agriculture.
  • Ces orientations s’inscrivent dans la Stratégie pour l’agriculture de proximité, lancée en octobre dernier lors du Forum national des marchés publics du Québec qui s’est tenu dans la Capitale-Nationale.
  • Dans une perspective d’allègement réglementaire, le projet de règlement contient également des dispositions visant à permettre la réalisation de nouvelles utilisations ponctuelles, temporaires, ou sur des infrastructures existantes à des fins municipales ou d’utilité publique, ayant un faible impact sur le territoire ou les activités agricoles.
  • Le projet de règlement modifie le Règlement sur l’autorisation d’aliénation ou d’utilisation d’un lot sans l’autorisation de la Commission de protection du territoire agricole du Québec, et fait suite à l’actualisation de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, dont les nouvelles dispositions sont entrées en vigueur au printemps 2025. (ML)