Miel, cire et compagnie : pleins feux sur l’apiculture
Les apiculteurs élèvent des colonies d’abeilles domestiques pour récolter les produits des ruches. Ils doivent veiller à leur santé tout en s’assurant que leur environnement, soit leur zone de butinage, fournit tout le pollen et le nectar nécessaires à leur alimentation.
Essentielle, l’apiculture contribue à la pollinisation d’environ le tiers des aliments que l’on consomme, notamment les bleuets, les canneberges, les pommes, les tomates et les concombres. Plusieurs producteurs offrent d’ailleurs leurs services de pollinisation pour générer des revenus supplémentaires.
Grâce à la présence de leurs ruches — on en compte plus de 57 000 dans la province! — à proximité des cultures, la quantité et la qualité des fruits (taille, forme, durée de conservation) se trouvent améliorées.
Outre la pollinisation, les produits de la ruche engrangent environ 23 millions de dollars de revenus chaque année au Québec. Nos quelque 500 apiculteurs, situés principalement en Montérégie, en Estrie et en Chaudière-Appalaches, peuvent en effet récolter :
• Le miel;
• Le pollen;
• La gelée royale (substance sécrétée par les abeilles et servant à l’alimentation des larves et des reines);
• La cire;
• La propolis (résine que les abeilles récoltent sur les bourgeons et utilisent pour colmater les fissures dans la ruche, entre autres).
Ces produits permettent la fabrication de cosmétiques, de produits de santé naturels, de bougies, de confiseries, d’hydromels, de miels aromatisés, de vinaigrettes et plus encore!
Ainsi, si l’été constitue la haute saison en apiculture, ce métier physique et exigeant — qui vient avec son lot de piqûres douloureuses! — se pratique toute l’année, puisqu’il faut ensuite vendre le miel, par exemple.
Vous aimeriez en apprendre davantage? Rendez-vous au apiculteursduquebec.com ou visitez une miellerie près de chez vous!
L’abeille domestique en bref
Transportant le pollen d’une fleur à l’autre, l’abeille est l’insecte pollinisateur le plus présent au Québec. Une colonie se compose de la reine, qui pond entre 1000 et 2500 œufs chaque jour du début du printemps à la fin de l’automne durant toute sa vie (de deux à cinq ans), des ouvrières, qu’on peut voir butiner, et des faux bourdons, c’est-à-dire les mâles.

