HAUSSE DU PRIX DU CARBURANT

Une pression croissante pour les agriculteurs de la région

Alors que le prix de l’essence s’approche dangereusement du cap symbolique des 2 $ le litre, les agriculteurs de la Côte-du-Sud ressentent déjà les effets d’une hausse qui ne se limite pas à la pompe. Sur le terrain, l’augmentation du coût du diesel et de l’essence vient fragiliser un équilibre économique déjà précaire.

José D. Soucy

Dans les exploitations agricoles de la région, le carburant est indispensable. Il alimente la machinerie, soutient les travaux aux champs, et permet le transport des récoltes et des animaux. Chaque variation de prix se traduit donc directement par une hausse des coûts d’exploitation.
Mais pour plusieurs producteurs, c’est surtout l’effet indirect qui inquiète. Le carburant influence une multitude d’autres dépenses, notamment le prix des intrants comme la moulée ou les engrais, et celui des pièces et des accessoires. Une hausse du diesel entraîne inévitablement une augmentation des coûts de transport et de production, qui se répercute ensuite sur l’ensemble de la chaîne.
C’est dans ce contexte que Caroline Pelletier, vice-présidente de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de L’Islet, apporte un éclairage de terrain. « Je ne sais pas trop si j’ai bien des choses à dire là-dessus… Je ne consomme pas tant de diesel pour ma part. Mais oui, c’est sûr que l’essence et le diesel influencent tout. Les Québécois — parce que c’est ici que c’est le plus cher — sont pris en otage avec ça », estime-t-elle.
Même si l’impact varie d’une ferme à l’autre, la réalité régionale demeure la même : les coûts augmentent, et les producteurs doivent composer avec une pression supplémentaire difficile à absorber. « Ça va être une bonne manière de faire augmenter les prix des intrants encore, et de ne pas les redescendre si ça vient à rebaisser par la suite. Le consommateur va être perdant aussi, c’est clair. L’épicerie ne coupera pas dans ses profits », ajoute Mme Pelletier.
Dans une région où l’agriculture occupe une place importante dans l’économie locale, cette dynamique soulève des inquiétudes bien concrètes. Les fermes, souvent familiales, fonctionnent déjà avec des marges serrées. Toute hausse de coût vient donc gruger directement leur rentabilité.
Équité entre provinces
La question de l’équité avec les autres provinces est également soulevée par la représentante régionale. « À mon avis… mettons qu’on nous mettrait équivalents avec les autres provinces, ce serait déjà une bonne façon d’aider tout le monde, pas juste les agriculteurs. Mais le gouvernement ramasse plus de taxes quand le gaz est cher… Je ne crois pas aux miracles. Tsé, de la taxe sur la taxe, on est bon là-dedans », ironise-t-elle.
Au-delà des débats politiques, un élément clé ressort du discours des producteurs : le décalage dans le temps et ses impacts économiques. « L’impact est toujours un peu à retardement… La majorité a déjà fait ses placements de produits, et fixé un prix pour cette année. L’an prochain, ça va paraître davantage, c’est sûr. »
Autrement dit, si les effets de la hausse actuelle sont déjà perceptibles, ils risquent de se faire sentir encore plus fortement dans les prochaines saisons agricoles. Plusieurs producteurs de la région ont déjà planifié leurs coûts pour l’année en cours, limitant leur capacité d’ajustement à court terme.
Cette réalité laisse entrevoir une pression accrue à moyen terme, tant pour les agriculteurs que pour les consommateurs. Car au bout de la chaîne, les hausses de coûts finissent souvent par se refléter dans le prix des aliments.

Caroline Pelletier, vice-présidente de l’UPA de L’Islet. Photo : Archives Le Placoteux

Quelles sont les principales races de vaches laitières?

Alors que le prix de l’essence s’approche dangereusement du cap symbolique des 2 $ le litre, les agriculteurs de la Côte-du-Sud ressentent déjà les effets d’une hausse qui ne se limite pas à la pompe. Sur le terrain, l’augmentation du coût du diesel et de l’essence vient fragiliser un équilibre économique déjà précaire.

Vous adorez les produits laitiers d’ici? Découvrez les races de vaches qui vous permettent de vous régaler de fromages exquis, de laits crémeux, de beurres gourmands, de crèmes glacées décadentes, de yogourts savoureux et bien plus encore!
Holstein
Lorsqu’on pense à une vache laitière typique, c’est cette race blanche avec des taches noires qui nous vient spontanément en tête. Avec une production de lait exceptionnelle (et hautement rentable!), il n’est pas étonnant qu’elle soit omniprésente dans les pâturages.
Ayrshire
Originaire d’Écosse, cette vache est la deuxième plus importante au Québec. Elle se caractérise par sa robe blanche parsemée de différentes teintes de brun et de roux. Les producteurs laitiers la choisissent pour sa robustesse, sa généreuse production laitière et la teneur élevée en protéines de son lait.
Jersey
Cette race de petite taille avec un pelage fauve a des qualités à revendre. Elle possède un tempérament très docile et une tolérance élevée à la chaleur. Elle doit également sa bonne réputation à son lait particulièrement riche en matières grasses et en protéines.
Suisse brune
Elle est, paraît-il, la plus ancienne des vaches laitières. On la reconnaît à sa fourrure brune d’apparence veloutée et à son cercle pâle autour du mufle. De nature calme, elle vit longtemps et résiste bien aux maladies. Son lait à teneur élevée en protéines est idéal pour la fabrication de fromages.
À l’avenir, saurez-vous distinguer les vaches laitières que vous verrez brouter dans les champs lors de vos escapades à la campagne?