BAS-SAINT-LAURENT
Des terres agricoles qui valent plus cher
Les terres agricoles du Bas-Saint-Laurent et de Chaudière-Appalaches valent plus cher, et suivent la tendance canadienne aussi à la hausse en 2025, selon un rapport de Financement agricole Canada (FAC).
Marc Larouche
Au Canada, la valeur moyenne des terres agricoles canadiennes a continué d’afficher une progression constante, atteignant 9,3 %, d’après le dernier rapport Valeur des terres agricoles de FAC. Les provinces des Prairies ont largement contribué à l’augmentation moyenne de l’année, suivies par les provinces maritimes, où la croissance s’est poursuivie. Au contraire, l’Ontario et le Québec ont enregistré une montée des valeurs moyennes moins importante que les années précédentes.
Au Québec, la valeur moyenne des terres agricoles cultivées a augmenté de 4,8 % en 2025, après des hausses de 7,7 % en 2024, et de 13,3 % en 2023. Au Bas-Saint-Laurent–Gaspésie, une acre de terre agricole vaut 6000 $, une variation positive 4,2 %. En Chaudière-Appalaches, la valeur de l’acre est encore plus forte, s’établissant à 10 400 $, une hausse de 75 %.
C’est le Manitoba qui a affiché le plus fort bond de la valeur moyenne des terres agricoles, soit 12,2 %, suivi par l’Alberta à 11,4 %, et par la Saskatchewan à 9,4 %. Dans le Canada atlantique, le Nouveau-Brunswick a présenté un gain de 9,1 %, et l’Île-du-Prince-Édouard de 8,5 %, tandis que la Nouvelle-Écosse a connu une hausse plus modeste de 1,6 %. La valeur des terres agricoles s’est accrue de 4,8 % au Québec, sous l’effet d’une demande stable dans un contexte de production agricole diversifiée, tandis qu’en Ontario, la croissance a ralenti à 2,2 %, après plusieurs années de gains plus importants. Quatre provinces ont présenté des taux de croissance plus élevés en 2025 qu’en 2024 : l’Alberta, le Manitoba, le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard.
La Colombie-Britannique a enregistré une diminution de 1,7 %, mais elle affiche la valeur moyenne des terres agricoles la plus élevée au pays. Le nombre de transactions rendues publiques à Terre-Neuve-et-Labrador, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Nunavut et au Yukon était insuffisant pour évaluer pleinement l’évolution de la valeur des terres agricoles dans ces régions.
Au cours de l’année écoulée, le marché canadien des terres agricoles est demeuré résilient, déjouant les attentes, car les producteurs ont continué à étendre leur fonds de terre et à réaliser des acquisitions stratégiques, stimulant ainsi la valeur des terres cultivées, des terres irriguées et des pâturages à l’échelle nationale.
« La demande de terres agricoles est restée vigoureuse, soutenue par la confiance à long terme dans l’agriculture canadienne, les coûts d’emprunt moins élevés, les forts prix du bétail, et la disponibilité limitée de terres pour la vente, déclare Jean-Philippe Gervais, vice-président exécutif à FAC. L’incertitude qui règne sur le commerce et les droits de douane, les coûts importants des intrants, et les faibles prix des produits de base n’ont pas dissuadé le marché d’acheter des terres agricoles. Ces facteurs, ainsi que les conditions de marché qui varient localement influeront sur les tendances d’abordabilité future des terres agricoles. »
Une progression constante
La valeur des terres agricoles progresse depuis plus de 30 ans, une bonne nouvelle pour les propriétaires actuels, mais qui peut représenter un défi de taille pour les gens souhaitant se lancer en agriculture. FAC offre des produits tels que le prêt Transfert afin de soutenir les jeunes agriculteurs, et les autres personnes désireuses de participer à un secteur en plein essor.
La valeur moyenne des terres agricoles cultivées a continué d’augmenter. Photo : Courtoisie
Qu’est-ce qu’un animal de réforme?
On appelle « animal de réforme » ou « animal réformé » les bêtes que l’on retire du troupeau parce qu’elles sont trop âgées pour la reproduction — ou la compétition, dans le cas des chevaux de course, par exemple —, qu’elles souffrent de problèmes de santé divers (boiterie, infertilité, blessure, mammite, arthrite, etc.) ou qu’elles ne produisent plus assez d’œufs ou de lait.
Ainsi, les vaches laitières et les truies reproductrices réformées, entre autres, sont généralement vendues aux encans, puis conduites à l’abattoir, où elles sont ensuite transformées en viande hachée, en saucissons, en bacon, etc. Outre la viande, les carcasses sont aussi valorisées pour le cuir, voire pour les os, qui peuvent notamment être transformés en farine d’os pour l’alimentation animale.
De leur côté, les poules pondeuses sont également vendues pour leur viande, ou encore adoptées par des familles souhaitant élever quelques poules à la maison, puisque celles-ci peuvent très bien se satisfaire d’une production d’œufs moins importante.
