La ficoïde glaciale, un curieux légume-feuille
Collaboration spéciale : La Terre de chez nous, Geneviève Quessy
Curieux légume-feuille, la ficoïde glaciale a un goût naturellement salé et doucement acidulé lorsqu’on la croque. Originaire de l’Afrique du Sud, où elle pousse dans le sable, au bord de la mer, elle peut être cultivée comme une annuelle sous nos climats.
Patrice Fortier, de La société des plantes, à Kamouraska, la cultive pour en vendre les graines. Au fil de ses recherches sur cette plante, il a découvert qu’elle aurait été très prisée en Angleterre à l’époque victorienne.
« On me demande toujours comment on la mange. Moi, je dis : “Mangez ça comme des chips!” Ou encore, [mettez] une petite feuille sur des huîtres. Inutile de les cuisiner, car ça camouflerait le goût. Il y a toutefois des recettes où on cuisine la ficoïde glaciale comme un épinard », dit Patrice Fortier.
Pour avoir du succès dans sa culture, il faut semer les graines sans les enfouir. Chaque plant devenant gros, il convient de les transplanter pour leur assurer un bon espace.
« Ce n’est pas comme un concombre, qui n’aime pas être repiqué. Les plantes de bord de mer sont brassées par la marée; elles ne craignent pas d’être manipulées. C’est une plante frugale, qui pousse dans le sable. On peut lui mettre un petit extrait d’algues quand on arrose de temps en temps », explique Patrice Fortier.
Une fois que les tendres feuilles du printemps ont été récoltées, la plante se met à fleurir, offrant d’intéressantes qualités ornementales. La ficoïde glaciale aurait également de nombreuses vertus cosmétiques, notamment celle d’apaiser les peaux sensibles.
Cinq faits à connaître sur la culture hydroponique
La culture hydroponique, aussi appelée « hydroponie », est un moyen efficace de cultiver des végétaux. Voici ce qu’il faut savoir sur le sujet!
Aucune terre n’est utilisée
Contrairement aux cultures classiques, la culture hydroponique ne requiert pas de terre. Les végétaux poussent plutôt dans ce qu’on appelle un substrat neutre. Celui-ci peut être du sable, de la fibre de coco, du gravier, de la pierre ponce, etc.
Il faut arroser souvent
Pour obtenir des plantes en santé, on ajoute au substrat une solution nutritive (un type d’engrais à base d’azote, de phosphore et de potassium) ainsi que de l’eau. Il faut irriguer souvent les végétaux, soit plusieurs fois par jour. Pour cette raison, la plupart des producteurs installent des systèmes d’arrosage automatisés. Bon à savoir : la même eau peut être réutilisée à plusieurs reprises!
Les risques de maladies sont réduits
Parce que les substrats employés pour l’hydroponie sont stériles, c’est-à-dire exempts de microorganismes, les maladies bactériennes ou les champignons sont très rares.
Les pesticides ne sont pas requis
Comme l’environnement est parfaitement contrôlé dans une culture hydroponique, il n’est pas nécessaire d’employer des pesticides. Cela donne des produits plus sains.
C’est une option écologique
Forte d’une faible empreinte carbone, l’hydroponie en serre peut s’effectuer partout, y compris en milieu urbain. Au Québec, l’agriculture hydroponique verticale gagne en popularité et permet de cultiver, entre autres, de la laitue, du chou et des fines herbes.
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